L’histoire de l’école

Le 23 avril 1882, le Conseil municipal, las de chercher des locaux à louer pour abriter ses écoliers, se réunit afin de designer un architecte et en vue de réaliser <

Le Conseil municipal s'est d'abord préoccupé de l'emplacement destiné à l'école des filles, à laquelle sera annexée une école enfantines et dans ce but, il s’est transporté en deux terratkù situés au lies-dit la Côte, s'étendant sur la voie départententale 6 (emplacement actuel de l'ecole de garçons).

Ces terrains ont paru favorables à l'emplacement de la maison d'ecole puis le Conseil municipal s'est transporté sur les lieux destinés à l'emplacement de l'école des garçons et après examen, il lui a paru que le terrain Puymalie, situé entre Goursolle et Jarjavay sur le bord de la départementale 6 (côté Excideuil, actuel emplacement de l'école de filles) conviendrait parfaitement.>>

Malgré ce choix, il s’est passé exactement le contraire.

Le Conseil municipal espérait construire les deux écoles à la fois mais le projet étant trop coûteux, il a été obligé d’opter pour le premier terrain disponible et la catégorie pour laquelle la construction de l’école présentait un caractère d’urgence : les filles.

École de filles

En effet, ces dernières, dont le nombre oscillait entre 60 et 70, n’avaient qu’une seule institutrice et s’entassaient encore dans les locaux de l’école congréganiste, laïcisée en 1886. C’est pourquoi, en attendant la construction, il a fallu chercher une autre maison à louer et exiger, de plus, que Monsieur Chaumel, le propriétaire y fit des travaux pour la rendre salubre, sans augmentation de loyer. Le premier bail est établi pour trois ans, du 1er novembre 1886 au 1er novembre 1889, et reconduit jusqu’au 10 novembre 1891 .

Pendant tout ce temps, le Conseil municipal se pose à nouveau le problème de l’achat d’un terrain pour y construire l’école de filles et c’est le 18 août 1889 qu’il sollicite auprès de la Préfecture l’autorisation d’acheter un terrain à Madame Jeanne Lalet, épouse Puymalie (terrain situé à Savignac, n°7O8, section B du plan cadastral, au bord de la route départementale n°6 et du chemin du Montassot).

Le 22 août, il y a promesse de vente et le 17 octobre, l’acte est signé chez Maître Jouvet, notaire à Savignac. Une condition cependant peut faire sourire : Madame Puymalie se réserve les arbres du terrain, ce qui ne l’empêchera pas le 1er juin 1890 de se voir infliger par le Conseil municipal une amende de 22 francs pour avoir ramassé la luzerne sur ce terrain, alors qu’elle n’en avait plus le droit !

Le 15 juin 1890, Messieurs Cluzeau et Laborie, membres délégués du Conseil municipal signent le procès- verbal d’adjudication des travaux pour la construction d’une maison d’ecole de filles en faveur de l’architecte Lagrartge, pour un devis estimatif de 21.765,48 francs et, le dimanche 26 juillet 1891, le Conseil municipal se réunit en session extraordinaire pour la réception définitive des travaux.

École de garçons

En 1899, le Conseil municipal renonçant à son projet de construction d’une école de garçons, voulut faire l’acquisition de la maison Farnier (actuelle maison Ducamus, rue de la Maréchalerie), qui était louée 400 Francs par mois pour y abriter l’école ; l’architecte Lagrange fils fut mandaté pour aller la visiter et faire un rapport à l’Inspecteur Primaire Ameline qui riposta par la lettre suivante :

​ je crois devoir appeler votre attention sur l’installation respectueuse de votre êcole de garçons les règles de l’hygiène y sont violées, l’air et l’espace y manquent dans les plus grandes proportions, il n ’y a pas de cour de récréation, etc… etc… Cette situation ne peut pas, à mon avis, se prolonger davantages je vous serai très reconnaissant en conséquence de vouloir bien, en mai prochain, vous entretenir avec votre conseil du moyen d’organiser le service scolaire pour les garçons dans d’aussi bonnes conditions que pour les filles.>>

Le 11 juin 1899. Monsieur le Maire est charge de trouver un terrain pour la construction, mais ce n’est que le 17 juin 1900 qu’on renonce définitivement à l’achat de la maison Farnier et qu’on se met vraiment en quête d’un terrain pour construire.

il y a lieu de choisir au moins provisoirement, l’emplacement de Jean-baptiste Chaminade, au-dessus de la gare. Le terrain sera acheté le 15 mai 1901 ; on a pour l’opération contracté un emprunt, à un taux de 3,85 %, remboursable en 30 ans ; on a prévu une imposition extraordinaire et on compte sur une subvention de l’Etat, le coût total s’élevant à 30.000 Francs.

L’inspecteur Ameline, dans une lettre datée du 5 octobre 1900 parle du projet :

|a commune de Savignac les Eglises a plus de 1.000 habitants, elle possède une école de filles… et j’ai insisté de plusieurs reprises pour que la municipalité dressât un projet de construction d’école de garçons ; c’est ce qu’elle vient de faire.

L’emplacement est à l’entrée du bourg, à flanc de coteau, le terrain est calcaire, sec, l’accès très facile, la vue agréable, l’orientation excellente car le coteau d’une quarantaine de mètres d’élévation garantit des vents du nord et les classes reçoivent le soleil toute la journée. Cette école comprendra deux classes : elles sont justifiées par le nombre d’enfants, 60 environ de 6 à 12 ans, et par la fréquentation qui, dans cette commune est bonne et régulière. Il faudra creuser un puits dans les jardins qui sont en contrebas des cabinets ; on ne peut procéder autrement, c’est pour cela que les cabinets d’aisance seront étanches… Le projet me paraît bien conçu, judicieux, conformément au règlements.

Les travaux dureront certainement assez longtemps car le 25 novembre 1903, le problème du logement des écoliers se pose encore, Farnier refuse de prolonger le bail ; le maire propose de louer chez Monsieur Parisien ( actuelle maison Château). Deux piéces, l’une au rez de chaussée, l’autre au premier étage, luiont semblé suffisantes pour l école de garçons, pour un loyer de 150 Francsenviron et 250Francs de loyer pour un logement pour l’instituteur. Lacommission chargé d ’examiner la question refuse ce local et en propose un autre, situé en face de la gare, plus grand et loué 350 Francs pour un bail de 4 ans qu’on pourra résilier sans problème lorqu’on prendra possession de la nouvelle école.

Les enfants et les instituteurs s’installérent peu etre pendant quatre ans dans cete maison car, bien que la construction de l école ait débuté en 1901, on ne trouve trace de la réception des travaux que le 8 octobre 1904, mêmesi des problémes subsistent avec le puits qu’il faut creuser davantage car il ne donne pas d’eau !

source : Livre « SAVIGNAC LES EGLISES » de Annie Herguido